mercredi 26 juillet 2017

Cours-concours ‘’Bénin voix d’or 2017’’ : Pour une nouvelle génération de jeunes professionnelles du chant


Sosthène Sèflimi, promoteur de ‘’Bénin voix d’or’’

Monange Promotions en collaboration avec Fifa Médiation et l’Institut régional de musique et de chant choral veut contribuer à l’avènement au Bénin, d’une génération de chanteuses bien aguerries. C’est à travers l’événement Cours-concours ‘’Bénin voix d’or’’ initié par Sosthène Sèflimi, responsable de Monange Promotions. Il se veut, apprend-t-on, «un cadre exclusif d’apprentissage et d’évaluation des techniques vocales suivant des critères universels». Ceci, avec trois grands objectifs à savoir, «la démocratisation de l’accès à la science des techniques vocales; l’organisation d’un concours de chant en l’occurrence de voix réservé aux jeunes femmes âgées de 18 à 25 ans et la promotion d’une nouvelle génération de jeunes chanteuses béninoises sachant lire le solfège, maîtrisant les techniques vocales et sachant jouer un instrument de musique», informe le comité d’organisation.
Dans la pratique, l’événement est réparti en deux grands volets. Le premier, c’est celui ‘’Cours’’ qui donne à la compétition une particularité. Dans ce volet, les candidates au concours, bénéficieront de vingt (20) heures de cours de techniques vocales et de dix (10) heures en occupation de scène sous l’égide de maître Simon Dédji, promoteur de l’Institut régional de musique et de chant choral. Pour ‘’Bénin voix d’or 2017’’, la première édition de l’événement, cette phase de formation a lieu du 02 au 13 août 2017. Les candidatures seront reçu jusqu’au 31 juillet prochain.
Le deuxième volet, c’est celui de la compétition proprement dite. Il sera fait d’une phase éliminatoire en quatre groupes du 17 au 20 août prochain au théâtre de verdure du hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Elle permettra de retenir 12 candidates pour la grande finale qui a lieu le samedi 02 septembre 2017. C’est une étape qui mettra ces chanteuses en herbe, postulantes, à l’épreuve de la justesse de la voix, de la qualité vocale, de l’identité vocale et de la tenue de scène. Ce sera à travers l’interprétation d’un (01) chant préalablement que chacune d’elles aura «tiré au sort sur une liste de morceaux des références vocales identifiées par l’organisateur de l’événement».
En termes de récompenses, il est réservé à la lauréate ‘’Voix d’or 2017’’, une enveloppe de 300.000 F Cfa. Au-delà, elle bénéficiera, à l’instar des autres finalistes, d’une bourse de formation de deux ans. Egalement, ‘’Bénin voix d’or 2017’’ sera marquée par la production d’un album portant les griffes des 12 finalistes qui par là auront aussi l’occasion de faire beaucoup de scènes.

Blaise Ahouansè

«Ganxo» du chantre Gbêwêdo : Un disque d’évangélisation pour la délivrance des peuples



L’artiste Gbêwêdo, Adipkéto Sévérine à l’état civil, a lancé dimanche 23 juillet dernier à Cotonou, son album «Ganxo» qu’elle souhaite être un canal d’entrée du Seigneur dans le cœur des Hommes, pour les délivrer de la servitude du monde et les ramener à la lumière éternelle.
Gbêwêdo exécutant un de ses morceaux
«Ganxo» (l’heure a sonné en langue nationale fon), le premier album de Adipkéto Sévérine alias Gbêwêdo, est enfin disponible sur le marché discographique. Elle l’a lancé le dimanche 23 juillet 2017 au temple de l’Eglise évangélique des assemblées de Dieu de Ste Rita, à Cotonou. C’était à la faveur d’une cérémonie de lancement animée par les chantres Apollinaires et Yèyè Jésus-ton puis les groupes Shalom, Joie de l’Eternel et La voix des élus.
A en croire Gbêwêdo, c’est là la concrétisation d’un rêve qu’elle entretenait depuis deux décennies. «Plusieurs fois depuis 20 ans, j’ai entamé en vain la réalisation de cet album» informe-t-elle. Elle reconnait la main de l’Eternel dans la sortie de l’œuvre. «Si cela ne tenait qu’a moi seule, je n’avais plus cette volonté de réaliser un album mais cette fois-ci, c’est Dieu même qui a sonné l’heure de la réalisation. J’ai commencé à voir des signes divins… Je me suis confiée au Seigneur pour qu’il conduise lui-même l’œuvre, et voici la destination à laquelle il m’a amenée.», raconte le chantre, convaincue que c’était vraiment l’heure de Dieu. C’est également, pense-t-elle, l’heure pour que d’autres personnes reçoivent la parole du Christ à travers les huit morceaux compilés sur cet opus, enregistré au studio de l’artiste Eric Thom’son, sur des rythmes agbadja, agbotchébou, gota, etc. C’est là son vœu ardent, au-delà même du plaisir que les mélomanes éprouveraient à écouter lesdits morceaux. «Je demande à Dieu qui m’a donné l’opportunité de répondre favorablement à son appel, d’en faire de même pour d’autres, et que par les chansons qu’Il m’inspire, Il pénètre le cœur des Hommes pour les délivrer des difficultés du monde, afin qu’ils aient accès désormais à la merveilleuse vie éternelle» affirme-t-elle. «Dans tous les 8 morceaux il y a de la vie» défend l’artiste, réaffirmant son engagement à consacrer toute sa vie à la louange à Dieu. Et pour cause ! «J’ai eu la chance de gagner à la loterie éternelle en rencontrant Dieu à travers ses serviteurs qui m’ont annoncé sa parole. Il faut que j’en fasse de même à travers mes chants.», justifie le chantre.
C’est un engagement qui réjouit le Pasteur Jacques Kassouin du temple de Ste Rita. Il se dit très heureux que le Seigneur ait choisi une de ses fidèles et l’ait consacrée au ministère de la louange, car mentionne-t-il, c’est un noble et perpétuel ministère que Dieu approuve jusqu’à y siéger. Il encourage l’artiste et lui souhaite déjà plein succès.

Blaise Ahouansè

‘’Corps et textes poétiques’’ au Centre Multicorps : De la complicité danseurs-comédiens autour des inspirations des poètes


Les comédiens et les danseurs ayant pris part à l’atelier ‘’Corps et textes poétiques’’ du 9 au 22 juillet 2017, au Centre chorégraphique Multicorps de Cotonou, sous la direction de la chorégraphe d’Isabelle Maurel, ont offert vendredi dernier dans ledit centre un spectacle de restitution qui met en exergue le dialogue de création qu’il peut y avoir entre ces deux corps de métiers, autour de l’écriture poétique.

Danseurs et comédiens en collaboration de création autour des textes poétiques
Le soir du vendredi 21 juillet 2017 au centre chorégraphique Multicorps à Cotonou, 4 comédiens et 8 danseurs -traditionnels contemporains et urbains- se créent un terrain de liberté d’expression et de créativité autour de textes poétiques. Dans la grande salle de danse du centre, les mots qui s’envolent de la bouche des comédiens assis ou debout, sont saisis par des danseurs très attentifs sur la piste, qui les retransmettent par leur corps au public avec plein d’énergie. Quelques instants après, les comédiens n’ont plus le monopole de la parole. Les danseurs n’en n’ont plus pour l’expression corporelle. Tous, ils se retrouvent dans le même espace scénique pour dire et danser ensemble ces textes, faisant intervenir parfois la percussion. Désormais, c’est collectivement qu’ils traduisent sous diverses formes ces mots poétiques d’amour et d’ouverture d’esprit d’une part, puis de révolte et de renaissance d’autres part, portant respectivement les griffes des poètes Hwang Ji U et Aimé Césaire. Acteurs de deux branches différentes des arts vivants, ont les voit ici dans une complicité, un dialogue interdisciplinaire pour une création commune autour de l’écriture poétique. 
Ceci a permis au public d’avoir une idée de l’exercice auquel ils ont été en réalité incités et outillés du 9 au 22 juillet 2017, au Centre Multicorps. Ceci, dans un atelier de formation intitulé «corps et texte poétiques», conduit par la chorégraphe-danseuse Isabelle Maurel. La formatrice venue de Paris les a incités à la collaboration entre danseurs et comédiens, pour travailler ensemble sur un terrain commun qui serait le texte poétique. Elle a abordé avec eux, les notions d’écoute, de communication et autres, pour réussir et promouvoir une telle pratique interdisciplinaire au Bénin. «C’est un travail de laboratoire sur comment les mots résonnent, nous inspirent et nous amènent dans des directions nouvelles, et comment d’un corps de métier à un autre, les acteurs peuvent échanger sur leurs outils habituels d’expression et trouver un terrain commun», confie la formatrice qui depuis plusieurs années, à l’occasion de venir faire des formations en Afrique de l’Ouest. Et ce fut une belle expérience et un apport important pour la carrière de ses stagiaires béninois, d’après le comédien Badol Migan. «Le corps du comédien est aussi appelé, à des moments donnés, à exprimer les mots. Parfois, on a envie de laisser notre corps traduire nos paroles en lieu en place de la langue. C’est un plus», déclare-t-il.
Mais outre la création, c’est aussi un atelier qui vise la synergie d’action entre les professionnels des arts en général, à en croire la formatrice. «C’est important que des personnes qui s’intéressent à l’art vivant se rencontrent, se connaissent et communiquent dans le but de se fédérer, d’avoir plus de poids face aux institutions» affirme-t-elle, souhaitant vivement que ces stagiaires puissent poursuivre cette culture d’ouverture et de collaboration entre artistes de différentes disciplines.

Baise Ahouansè

Cours-concours ‘’Bénin voix d’or 2017’’ : Pour une nouvelle génération de jeunes professionnelles du chant

Sosthène Sèflimi, promoteur de ‘’Bénin voix d’or’’ Monange Promotions en collaboration avec Fifa Médiation et l’Institut région...