dimanche 20 août 2017

Eglise du christianisme céleste : Cotonou aborde la célébration des 70 ans par une grande procession



Le Rév Pasteur Bennett Adéogoun bénissant...
Les fidèles de l’Eglise du christianisme céleste (Ecc), étaient dans les rues de Cotonou le samedi 12 août 2017. C’était l’étape des départements du littoral et de l’atlantique dans le cadre de la caravane internationale des 70 ans de cette Eglise.

En attendant le 29 septembre, date commémorative de la naissance de l’Eglise, c’est une grande manifestation qui permet aux fidèles d’annoncer la fête dans chaque pays et dans chaque département. A Cotonou, week-end dernier, ces chrétiens célestes sortis par milliers ont effectué une grande procession à deux points de départ, mais ayant en commun le terminus, la place de l’Etoile rouge. Une vague est partie du stade général Mathieu Kérékou de Kouhounou, avec en tête de peloton le Pasteur Kiki Toussaint, chargé de la paroisse mont Sinaï de Vodjè et Président de la région du littoral. En chant et danse avec plusieurs groupes de fanfare et du rythme awhangbahoun, qui jouaient beaucoup plus des cantiques de l’Eglise, cette équipe est passée par le carrefour Toyota puis Agontinkon, pour rejoindre l’étoile rouge après près de deux heures de marche. Environ une heure d’horloge après, elle sera rejointe par la vague qui a commencé sa procession de la place Lénine à Akpakpa, passant sous l’échangeur Mtn ganhi, puis devant le commissariat central de Cotonou. Le Révérend Pasteur Bennett Akandé Adéogoun, en tête ici, a d’ailleurs donné le top de la caravane par une prière retransmise en direct sur la radio Alléluia Fm, afin de permettre aux deux vagues de démarrer au même moment.
... ces fidèles sortis massivement
A leur arrivée, la place de l’étoile rouge était devenue trop petite pour les contenir. Certains jeunes se sont trouvés de la place sur des arbres et d’autres en haut du monument. Le circuit prévu par l’organisation pour permette au Révérend Pasteur et sa délégation d’atteindre le podium érigé pour la circonstance, a été pris d’assaut par ces fidèles qui manifestaient avec enthousiasme leur joie d’appartenir à cette église céleste, et d’avoir la chance de ne pas se faire compter l’histoire de ses 70 ans de vie. Même ledit podium a été envahi. Le Révérend Pasteur à son arrivée a dû, après avoir effectué le tour du rond point en voiture pour saluer la foule, dire une courte prière pour laisser les uns et les autres poursuivre leur réjouissance.
Pour le Pasteur Kiki Toussaint, Président de la région du littoral, c’était déjà l’essentiel pour marquer la fête à Cotonou. «Nous ne pouvons que dire merci à Dieu pour ces 70 ans que l’Eglise est en train de boucler. Hier c’était le Dieu d’Israël, maintenant c’est le Dieu du Bénin ; ce Dieu créateur de toute chose s’est manifesté à un béninois, le prophète Samuel Biléou Joseph Oshoffa ; on dit merci à l’Eternel Dieu. Notre nom, c’est ‘’Mija’’ –on vient en langue goun-, le moment viendra où les gens sauront que cette Eglise qui est née au Bénin n’est pas une œuvre humaine mais elle est venue de la volonté du très haut.», s’est-t-il réjouit. « Nous allons demander à l’Eternel Dieu de bénir notre pays » a-t-il ajouté, avant de prier : « La paix dans le pays, la compréhension entre les autorités et entre nous même dans le pays ». Au-delà de l’anniversaire, c’est aussi le sens de la présente caravane à en croire le chantre Félix Didolanvi, alias Pêcheurs. «C’est une bénédiction pour le pays» confie-t-il.
Outre la caravane, la fête se poursuit jusqu’en septembre à travers des concerts et d’autres activités, un peu partout dans le monde.

Blaise Ahouansè

mardi 15 août 2017

Festivals d'été 2017 : Le Ballet national du Bénin en Italie




Ces défenseurs des couleurs...

Le ballet national du Bénin séjourne depuis la semaine dernière en Italie. C’est pour sa quatrième participation consécutive aux festivals d’été. Organisée par le Conseil international des organisations des festivals, de folklores et d'arts traditionnels, section Italie (Cioff-Italie), la présente édition, la 49ème, s’est ouverte depuis le 28 juillet 2017 en Italie.
 
... béninoises en Italie
Selon l’agenda que nous avons reçu de l’équipe de presse béninoise sur place, le Bénin est programmé pour trois différents festivals. Le Directeur de l’ensemble artistique national (Dean) Marcel Zounon et ses danseurs et percussionnistes, sont attendus au festival d'Aviano au Nord d’Italie, au festival de Tarcento et au festival de Gorizia. Outres les prestations, la délégation béninoise conduite par le directeur des arts et du livre (Dal) Léon Zoha, assisté du Dean et du Chargé de la gestion de la logistique Luc Tcheka, profitera de ces rendez-vous mondiaux des cultures pour effectuer des rencontres d’échanges ou de prise de contacts avec des personnalités, notamment culturelles, en vue de décrocher entre autres d’autres opportunités de promotion de la culture béninoise à l’international. «L'objectif, c'est de porter la voix du Bénin dans les débats de haut niveau qui se font autour de ce grand événement, mais aussi de nouer des partenariats féconds pour le secteur des arts et de la culture du Bénin », indique Marcel Zounon. Dans un autre volet de leur séjour en Italie, ces artistes et autorités culturels en mission feront des visites touristiques.
A noter que les éléments du Ballet national ont déjà donné la semaine dernière des spectacles dont celui de Spilimbergo, vendredi 11 août dernier, à l'occasion de la fête médiévale de la localité prévue pour durer 5 jours.

Blaise Ahouansè

Film «La rupture» de Prince Yadjo : Une somme des attentes des Béninois pour orienter le politique


Prince Yadjo...

«La rupture». La nouvelle série de Prince Yadjo est désormais disponible sur le marché filmographique. L’œuvre produite par Echotel production a été lancée dans la soirée du samedi 12 août 2017, à Val’s Plazza à Cadjèhoun, sous le parrainage du Préfet du littoral Modeste Toboula.
Le titre suscite à raison plusieurs interrogations en termes d’appartenance ou d’ambition politique de son réalisateur, puisque «La rupture» est la vision politique de gouvernance portée par l’actuel Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon. «Mais cette vision rapportée au cinéma change de couleur, et prend celle du quotidien de ce que vit le peuple béninois», clarifie le Prince Yadjo. Le cinéaste, ici, met à l’écran les réalités de ce peuple, notamment celui à la base, avec ses attentes vis-à-vis des dirigeants dans divers secteurs. L’œuvre rapporte aux actuels dirigeants ce que les Béninois désirent : « que la rupture » soit dans la pratique. La série arbore donc les couleurs de ce peuple pour révéler aux politiques les ressentiments et le regard critique sur «la rupture», a en croire Prince Yadjo. «C’est un long métrage de 70 min qui porte la voix du peuple et qui se positionne comme un baromètre capable de permettre à nos dirigeants de mieux orienter les politiques publiques, pour le bonheur du peuple », confie-t-il.
remettant une copie de "La rupture" au préfet Toboula
Au cœur du scénario, se trouve l’histoire d’un jeune béninois qui à l’avènement de «La rupture» décide de rentrer au bercail, avec l’espoir de vivre désormais chez lui comme dans un pays de bonne gouvernance, avec des compatriotes opérant la rupture d’avec les vielles mentalités qui constituaient des obstacles au développement du pays.
C’est une création de grand intérêt, à en croire le Préfet Toboula, qui déclare : «Bravo à Prince Yadjo pour cette initiative». «Ce film nous montre que nous avons encore du chemin à faire» avoue le préfet. Il ajoute, «Nous avons le devoir de corriger ce qui n’a pas été bien fait». Il soutient que l’œuvre doit avoir une suite et appelle les uns et les autres à s’engager à aider l’artiste pour la production des autres épisodes. Aussi, s’est-il en réponse au souhait du cinéaste de faire parvenir le film au Chef de l’Etat, engagé à servir de courroie de transmission.

Blaise Ahouansè

Rémy Samuz, médaillée d’or aux jeux de la francophonie: «Hommage aux oiseaux qui m’ont donné l’idée»




Rémy Samuz tout heureux
 de décrocher la médaille d’or…
Jeune plasticien d’origine béninoise qui écrit l’histoire de son époque en fil de fer, Rémy Samuz est depuis le 28 juillet 2017 médaillé d’or des jeux de la francophonie dans la catégorie «sculpture». Il a décroché l’or avec son installation «L’avenir», à la 8ème édition de l’événement qui s’est déroulée du 21 au 30 juillet 2017 en Côte d’Ivoire. Rencontré mercredi 2 août dernier chez lui à Fidjossè à Cotonou, où il vit et travaille, l’artiste de retour d’Abidjan nous ramène dans les coulisses de son sacre. Interview.

Dans un échange avec vous à quelques jours de votre départ pour la 8ème édition des jeux de la francophonie à Abidjan, nous vous avons vu très confiant. Vous avez-même déclaré : «Je vais pour gagner le prix». Effectivement, vous avez décroché la médaille d’or. Quel est votre secret ?

Cette confiance ce n’était pas d’abord l’œuvre, mais le message qui me tenait à cœur et que j’étais heureux d’aller partager à ce rendez-vous mondial. Je ne devais pas garder ce message pour moi, mais le partager pour le bien de tous. Après la découverte des nids d’oiseaux, ma mère me disait : «Le temps est le secret de tout ; c’est la seule chose dont personne ne semble vouloir tenir compte réellement ; la croyance et la confiance t’amènent à découvrir la vérité pour que cette vérité te rende libre et gagnant ». Cette idée m’est restée.

Rapportez-nous votre sentiment au moment de la délibération dans votre catégorie.

D’abord, je ne m’y attendais pas. Je ne savais pas que c’était moi, et je voulais même ressortir de la salle quand mon compatriote Nathanaël vodouhè, qui a participé aux jeux dans la catégorie «peinture», s’est mis à crier et dire «Non ! Rémy, c’est toi ! ». C’est en ce moment que je me suis retourné pour aller monter sur le cube n°1.

Une réaction qui trahit cette confiance. Vous doutiez alors de votre travail ?

Non. Je me demandais si cela m’était vraiment destiné ou si c’était pour rendre hommage aux oiseaux qui m’ont donné l’idée de tisser le fil de fer. Moi je ne suis en réalité qu’un ouvrier. J’ai découvert les nids d’oiseaux, j’ai décidé de faire comme eux parce que j’ai compris que chacun de nous à une mission divine sur terre, et c’est le temps pour moi d’accomplir la mienne. Et je le fait grâce à cette découverte, donc grâce à ces oiseaux.

Quel sens donnez-vous à cette médaille ?

Au moment où je l’ai reçue, je me suis dit, voilà plus de pouvoir, plus de responsabilité ; il va falloir que je travaille plus dure.
Quel est ce pouvoir ?

Etre médaillé veut dire que vous avez travaillé jusqu’à une étape et que cette étape mérite une médaille pour vous amener à continuer.

Et la responsabilité ?

                 … grâce à l’installation ‘’L’avenir’’
La responsabilité, c’est de continuer le travail pour redonner cette confiance à la jeunesse puisque c’est ça ma mission et le message dont je parlais.

En quoi faisant ?

Les oiseaux arrivent à tisser leur nid avec leur bec alors que l’homme a dix doigts pour faire plus. Comment le faire ? C’est cette question que je renvoie, pour une jeunesse travailleuse, une jeunesse de joie. Avec l’amour du travail, l’avenir est certain.

Parlant d’avenir, c’est le nom de l’œuvre qui vous a valu l’or. Est-ce alors un résumé de votre travail que vous présentiez ainsi à Abidjan ?

Ce mot est très important pour moi. L’avenir, c’est le monde de demain qui est encore tout un mystère. Alors, pour le préparer et vivre le meilleur, c’est déjà aujourd’hui. Cela veut dire que le temps est le secret de tout. Si on arrive à en tenir compte, c’est possible de vivre un avenir meilleur.
Dans votre installation, vous avez représenté cet avenir par un père, une mère et un enfant. Pourquoi ?

C’est une famille. C’est la famille qui compose le monde. Le petit symbolise cet avenir ; c’est nous aujourd’hui ; c’est à nous de prendre la relève pour que le monde de demain soit meilleur. Mais avant de nous voir, il faut une mère. Pour avoir des milliers de graines il faut toujours faire recours à une seule graine. Et si cette graine ne germe pas, on ne pourra jamais en avoir des millions. C’est pourquoi j’ai nommé la maman la reine mère qui porte en elle l’humanité. Le père, c’est le penseur. Le père représente les grandes organisations, les conférences, les grandes décisions puisqu’il faut forcément passer par des réflexions pour préparer le bien être des enfants, leur éducation, leur épanouissement, leur santé pour construire cet avenir.

Tu l’as mis assis sur un tabouret, alors que les deux autres membres de la famille sont debout.

Il est un siège de conscience et de pensée. Le sage assis voit plus loin qu’un jeune homme debout.

Au-delà de la médaille d’or, que vous apporte de plus les jeux de la francophonie ?

C’est une renaissance. Je me vois né de nouveau pour tisser le fil de fer. Il y a eu aussi cet atelier d’échanges entre artistes. C’était un partage. Cela a confirmé certaines idées que j’avais et m’en a donné de nouvelles.

Réalisée par Blaise Ahouansè

Eglise du christianisme céleste : Cotonou aborde la célébration des 70 ans par une grande procession

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